Claude Koh-Lanta, participant emblématique de l'émission Koh-Lanta est de retour cette saison après avoir participé avec brio au célèbre jeu de survie en 2010 et 2012 en étant deux fois finalistes en détenant aussi le record du nombre d'épreuves gagnées. Claude se confie sur la période actuelle et sur cette saison un peu folle. Interview.

  Comment vis-tu ce confinement ?

  Cela commence un peu à devenir un peu long notamment avec les enfants. On aurait besoin de plus d’une heure par jour. Je suis    en appartement sans terrasse ni jardin. Je me dis qu’il y a moins bien loti que nous.

 Que représente la date du 11 mai ?

  C’est une date qui va compter dans les livres d’histoire. Mon dernier fils sera né dans une année de pandémie. 

  Qu’est-ce qui te manque le plus ?

  Un grand jardin. Le grand air. Suis en plein centre-ville. Je ne cours pas autant que j’aimerai. Je cours habituellement trois fois     par  semaine. En cette période une seule fois. Le reste de mes sorties, je les consacre à mon aîné.

 Comment vis-tu cette saison de Koh-Lanta ?

 Cela nous permet de nous évader un petit peu avec de belles images. C’est un spectacle. C’est une saison qui fera date aussi.  Les   gens sont chez eux donc ils vivent cette saison plus intensément. Il y a des personnages haut en couleur comme Ahmad. La tendance des critiques commence à s’inverser car sans lui la saison n’aura pas été la même. Certains vont quand même trop loin. Après quand l’humour est fin, cela me fait sourire.

Comment s’occupe t-on sur une île ?

Chacun à son envie. Le temps de se réveiller. Il faut préparer le petit déjeuner et ramasser un peu de bois. Ensuite la bouteille arrive vite. Il faut compter 3 à 4 heures pour le jeu avec le trajet, la reconnaissance, l’épreuve et les interviews. Le jour où il n’y pas de jeu c’est long. Autrement les journées passent vite. On nettoie nos affaires, on va à la pèche.

Comment était la météo sur cette saison ?

Je dois être assez chanceux. Sur toutes mes saisons, j’ai toujours attiré le soleil. J’ai eu un gros pourcentage de belles journées. Sur cette saison, nous avons eu trois jours de pluie non-stop. C’est terrible, c’est long et fatiguant.

Beaucoup de personnes sont insomniaques en cette période de confinement. Comment étaient tes nuits sur l’île ?

J’ai toujours bien dormi. Les nuits où l’on s’occupe du feu, je dormais un peu moins bien. J’ai une facilité à m’endormir et avoir un sommeil réparateur.

Comment s’est passée la cohabitation avec les candidats ?

Tu n’es pas obligé de parler à tout le monde. C’est intéressant de connaître le parcours de chacun. Il faut savoir être proche des gens. Avec les héros, j’avais déjà des affinités. J’ai apprécié Sarah. C’était la première levée, la dernière couchée avec une activité incessante. Parmi les nouveaux, Sam et Nawel.

Quel était la plus petite surface dans laquelle tu as habité ?

J’ai vécu dans une chambre de bonne. J’avais vingt ans et j’étais en face de l’Elysée. Je vivais plus à l’extérieur. C’était plus pour dormir. Je ne me suis jamais plaint. A l’époque j’étais dans la restauration et ensuite je me suis engagé dans l’armée de l’air.

Les premières choses que tu feras à la sortie du confinement ?

Un apéro avec des amis à la maison, un resto avec ma femme et une sortie à moto dans Paris.

Interview réalisée par Benjamin DAHAN

L'île des Héros, tous les vendredis à 21h05

Crédits photos : PH LE ROUX/ALP/TF1